Gungche (궁체)
Il s’agit d’un style d’écriture en Hangeul utilisé par les dames de cour durant la dynastie Joseon.
À partir du milieu de la période Joseon, alors que l’usage quotidien du Hangeul se répandait, la cour royale a commencé à employer des seosa sanggung (dames de cour calligraphes) chargées de rédiger des édits royaux (gyoseo), des lettres (eongan) ou de copier des romans.
Cela a conduit à un besoin accru d’étudier les styles calligraphiques, et le Gungche a ainsi été développé en tenant compte de l’esthétique formelle, de la fonctionnalité et de l’originalité.
Le Gungche, connu pour son élégance et sa délicatesse, est un style de calligraphie qui s’est développé principalement au sein du palais royal, à travers la copie de romans ou l’écriture de lettres par les dames de cour.
Après l’invention du Hangeul, bien que la typographie Panbonche (style des caractères imprimés en bois) fût facile à lire, elle restait difficile à écrire. Ainsi, au fil du temps, elle a évolué vers une écriture manuscrite plus pratique, donnant naissance au Gungche. Ce style, caractérisé par des traits droits et nobles, est devenu particulièrement populaire parmi les femmes, au point d’être aussi appelé Naeseo (écriture intérieure).
Sur le plan stylistique, le Gungche se divise en plusieurs formes : l’écriture régulière (Jeongseo), l’écriture cursive légère (ban-heulim), plus fluide (jin-heulim) ou pleinement cursive (heulim). En termes de structure, on distingue le Deungseoche (style ordonné et régulier) du Seoganche (style épistolaire plus libre et spontané).
À partir du milieu de la dynastie Joseon, le Hangeul devient progressivement une écriture de la vie quotidienne du peuple. Avec l’augmentation des manuscrits, les femmes commencent à apprendre le Hangeul comme une forme de culture. Sous le règne du roi Seonjo, apparaissent même des Seosasang-gung (dames de cour spécialisées dans la calligraphie), qui rédigent des documents officiels ou des lettres. Durant les règnes de Sunjo à Gojong, le Gungche atteint son apogée, et les lettres des Jimil Nain (servantes royales proches du roi) sont particulièrement raffinées.
Comme son nom l’indique, le Gungche incarne une douceur féminine, une simplicité élégante et une noblesse discrète. La version régulière exprime un esprit digne et posé, tandis que la version cursive, par la variation de pression, de vitesse et de rythme du pinceau, permet d’exprimer une beauté personnelle harmonieuse et offre une grande richesse visuelle.
Gungche (궁체)
This is a style of Hangeul writing used by court ladies during the Joseon Dynasty.
From the mid-Joseon period onward, as the use of Hangeul became more common in daily life, the royal court began to employ seosa sanggung (court ladies specializing in calligraphy) to write royal edicts (gyoseo), personal letters (eongan), and to copy novels.
As a result, the need for research into writing styles grew, leading to the development of Gungche—a script created with an emphasis on aesthetic beauty, practicality, and originality.
Gungche, known for its grace and elegance, is a style of Korean calligraphy that developed mainly within the royal court, where court ladies would copy novels or write letters using a brush.
After the invention of Hangeul, although the Panbonche style (woodblock-printed script) was easy to read, it was difficult to write by hand. Over time, it gradually evolved into a more practical handwritten form, which became known as Gungche. With its straight and refined strokes, Gungche gained popularity among women and was also called Naeseo (inner palace script).
In terms of calligraphic form, Gungche includes Jeongseo (regular script), Heulim (cursive), Ban-heulim (semi-cursive), and Jin-heulim (fully cursive). In terms of style, it can be categorized into the neatly ordered Deungseoche (formal transcription style) and the freer, more spontaneous Seoganche (epistolary style).
By the mid-Joseon period, Hangeul had increasingly become a part of everyday life. As manuscript writing grew in volume and more women studied Hangeul for cultural refinement, specialist calligraphy positions such as Seosasang-gung (court ladies responsible for writing official documents or letters) emerged during the reign of King Seonjo. Gungche reached its peak from the reigns of King Sunjo to King Gojong, with letters written by Jimil Nain (royal attendants close to the king) especially noted for their sophistication.
As the name suggests, Gungche conveys a feminine softness, modesty, and refined elegance. The regular form reflects dignity and inner resolve, while the cursive styles—through variations in brush pressure, tempo, and rhythm—allow for expressive balance and personal aesthetic, resulting in a visually captivating and harmonious script.

Comments
Post a Comment